Mercredi 18 mars 2009 à 12h00 - Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis Hall A
2 rue de la Liberté, 93526 Saint-Denis (métro Ligne 13, Saint-Denis Université)
« C’est la crise ! » est la phrase la plus prononcée durant ces derniers mois. Oui, c’est la crise. Une crise économique traverse la société. Mais la crise est aussi sociale, culturelle, environnementale, en un mot elle est générale. Si l’implosion du système économique et financier est aujourd’hui utilisée comme un argument pour accélérer la marchandisation de nos vies, des biens et des services publics, précarisant encore plus le travail, nous ne sommes pas dupes.
L'UFR Arts, Philosophie et Esthétique de l'Université Paris 8 Saint-Denis en lutte contre la LRU et ses derniers effets, réunie en Commune des Savoirs et des Désobéissances, a décidé de s'exp(l)oser au 104 pour vibrer et faire vibrer sa grève.
Depuis 10 jours, nous sommes en grève contre cette loi insupportable qui veut faire de l'université une marchandise... Mille et une actions sont à entreprendre pour cette lutte et, pour nous qui sommes des départements de création, il est insdispensable qu'elle s'exp(l)ose dans ses mots, dans ses images, dans ses sons, dans ses gestes, dans ses silences...
On appelle aujourd'hui autonomie la mise en place étatique d'un nouveau dirigisme qui réduit l'Université à une entreprise industrielle du savoir. Nous nous y opposons. Il s'agit ici d'un usage pervers du terme d'autonomie et d'un mépris du savoir qui s'étend au sens des mots :
- Hyper-évaluation des enseignants-chercheurs
- Abaissement du personnel Biatoss au statut de non-fonctionnaire c'est à dire d'auxiliaire des Universités
- Mastérisation finalisée par un enseignement professionnel
- Précarisation des études doctorales
- Restriction et présélection financières ainsi que filtrage des étudiants étrangers.
COMMUNIQUE DE PRESSE
DE LA COMMUNE DES SAVOIRS ET DES DESOBEISSANCES
Dans le cadre de la mobilisation universitaire, en opposition aux conséquences de la LRU, L'UFR Arts, Philosophie et Esthétique de l'Université Paris 8, organise le mercredi 18 février 2009 une occupation du CENTQUATRE*. A cet effet, nous invitons les journalistes pour une conférence de presse qui se déroulera à 11h dans la salle 200 du CENTQUATRE.
Un point important y sera effectué autour des problèmes spécifiques que pose l'application de la LRU pour les disciplines artistiques. Qu'est-ce qu'être chercheur en art à l'heure de la grande évaluation normative ?
Qu'est-ce qu'être étudiant en art à l'heure de la privatisation des formations universitaires ?
10 jours d’agitation contre les lois antiterroristes du 15 au 25 janvier 2009.
http://96heures.canalblog.com/
http://soutien11novembre.org/
Ce qui est attaqué ? Ce sont nos luttes, nos mots, nos modes de vie, nos armes, nos amitiés et la possibilité d'affronter l'ordre des choses.
"Association de malfaiteur", "association de malfaiteur à visée terroriste", des accusations qui font partie de ces petites machines de guerre par lesquelles on gouverne, par lesquelles on prétend neutraliser dans l'oeuf tout ce qui veut exister avec une épaisseur politique.
A Tarnac comme à Villiers-le-Bel, à la Goutte d'Or comme à Vincennes, mêmes méthodes, même guerre. Bush nous a prévenus : la guerre au terrorisme sera sans fin. C'est aujourd'hui l'horizon commun de tous les gouvernements. L'état d'urgence permanent ne nous fait plus peur.
They've got a bomb est une chaîne internationale de concerts de solidarité pour Gaza à l'appel d'artistes, poètes, musiciens, informaticiens et média-activistes avec le soutien du réseau Giss.tv.
Le 20 janvier 2009, des concerts et des événements auront lieu en de nombreuses villes : Nazareth, Beiruth, Barcelone, Valapraiso, Buenos Aires, Amsterdam, Paris, Lund, Lisbonne, Gävle, Oakland, Chicago, etc.
Rejoindre l'initiative : irc.goto10.org #giss
Appel, programme global et sites de relais :
http://giss.tv/wiki/index.php/20th_of_January_:_They%27ve_got_a_bomb
FORUM DES DROITS ET LIBERTES
10-11-12 DECEMBRE 2008
L'omniprésence du contrôle, l'extension des zones de non droit, la systématisation des juridictions d'exception et le vote récent d'une pléthore de lois liberticides témoignent de la banalisation des politiques sécuritaires.
La production de sécurité et du sentiment d'insécurité qui la justifie mobilisent les idéologies les plus réactionnaires, donnant lieu à nombre de dérives et qui portent la politique loin hors de tout processus dit démocratique.