Art Géopolitique Réseaux
Identités individuelles / Identités collectives
Contre-conférence - Ce dont nous voudrions parler avec toi, c'était d'une part, la proposition que tu fait pour un Art sans identité, à propos de quoi nous voudrions te poser la question de ce que tu entendait par Art sans identité, et aussi, et c'était une question plus générale, la question des identités collectives, qu'on avait formulé en posant le problème de l'approche, dans les débats sur la globalisation, en termes d'homogénéisation, une peur de la globalisation comme phénomène d'indifférenciation et de normalisation, ou d'hétérogénéisation, l'idée d'une fragmentation sociale, d'un éclatement, d'une individualisation, tout en considérant que finalement ça pouvait être deux phénomènes simultanés. Ce sont les deux questions dont nous proposons de parler.
Afrique-Suisse
Rui Alberto
Atelier "Art africain-Scène suisse"
Afrique Suisse - Le Suisse à fric
Solidarités ethniques, reconnaissances interculturelles
On parle aujourd’hui partout de mondialisation, de globalisation. Le terme “métissage” est employé à toutes les sauces, c’est un mot à la mode, qui sert de fourre-tout pour qualifier aussi bien la cuisine, la haute couture ou la musique.
Mais c’est un mot nouveau pour un vieux phénomène : la rencontre constante et régulière entre des systèmes culturels existe depuis la nuit des temps.
Ces contacts se sont effectué selon toutes sortes de modalités : par le commerce, par les pèlerinages, les croisades, par les guerres d’invasion et les déportations, et aujourd’hui, par le tourisme.
Ainsi nos œuvres d’art ont droit de cité
Musée du Quai Branly : « Ainsi nos œuvres d’art ont droit de cité là où nous sommes, dans l’ensemble, interdits de séjour »
Aminata Traoré
Talents et compétences président donc au tri des candidats africains à l’immigration en France selon la loi Sarkozy dite de « l’immigration choisie » qui a été votée en mai 2006 par l’Assemblée nationale française. Le ministre français de l’Intérieur s’est offert le luxe de venir nous le signifier, en Afrique, en invitant nos gouvernants à jouer le rôle de geôliers de la « racaille » dont la France ne veut plus sur son sol.
Où sont les frontières ? Géographie visuelle et engagement politique
45:01 minutes (129.58 Mo)
Où sont les frontières ? Géographie visuelle et engagement politique
Brian Holmes, 31/01/2007, Ensba.
A partir du campement No-border à Tarifa en été 2001, le réseau espagnol Hackitectura développe une cartographie critique et militante du territoire Madiaq qui relie les deux bords de la Méditerranée. Ils organisent à Tarifa deux ateliers/festivals, sous le nom de Fadai'at, en 2004 et 2005. En Décembre 2006 ils participent à l'exposition montée au Caire par Ursula Biemann, sous le nom The Maghreb Connection, qui implique de multiples partenaires dans une enquête sociologique et vidéographique sur les conditions de la migration subsaharienne à travers l'Afrique du Nord. Brian Holmes, qui a collaboré aux deux projets, décrit leur croisement, leurs différences, et les espaces qu'ils ouvrent.
Raqs Média Collective
- In your work you talk about exchange and neighborhood of practices, where know-how and knowledges can be transmitted, relocated, produced, questionning dominant forms of knowledges and artistic practices. Can you talk more about it ?
When we speak of a neighborhood of practices, we mean the resonances and affinities and alliances that form between different forms of the generation and sharing of knowledge, ways of looking at the world, curiosities, different methods of recording and registering reality, or being expressive with images, sound, words, signs and any kind of information or code.
X Notes sur la Pratique : Structures et Infiltrations persistantes dans un Monde en Réseaux
Raqs Média Collective
I. La figure de l'artisan
La figure de l'artisan est à la charnière de la modernité, figure polarisée du précapitalisme industriel par celles de la servitude et de la créativité, du travail et de l'art, et porteuse des fondements de la transformation des occupations en professions, de la notion d'autonomie créative. Elle fabrique et échange des choses et des savoirs, non pas selon le modèle industriel ni celui de la valeur ajoutée de l'oeuvre unique, mais selon la valeur d'usage à l'intérieur d'un réseau de communautés dense.
Sortir de la grille
Sortir de la grille, Reflexions sur les cartes et la logique de l'espace dans le présent globalisé
Coco Fusco
La théorie des nouveaux média a mis à la mode les termes "cartographie", "frontières", "hacking", "trans-nationalisme", "espaces de l'identité", etc. en une apologie des réseaux - un mot fourre-tout pour parler des modes de communication et d'échange facilités par l'Internet.
Nous devrions faire usage de cette terminologie avec plus d'attention parce qu'elle accorde une suprématie stratégique à l'espace et réduit simultanément celle du temps, c.-à-d., de l'histoire. Elle fait impasse également sur des catégories de différence incorporées telles que la race, le genre et la classe, et nous empêche ainsi de comprendre comment le développement historique de ces différences a contribué à la construction de notre vision contemporaine du monde.
De l'art total à l'art global
Jean-Claude Moineau
Si « art total », de la fantasmagorie wagnérienne au fantasmatique et impudent « tout est art », rimait avec totalitarisme, l’art global le glob’art— est désormais celui de la démocratie post-totalitaire planétaire et de ce nouvel oxymore qu’est la révolution conservatrice.
L’art global n’est pas tant un art intégral qu’un art intégralement intégré, ayant abandonné —après l’échec de ce qu’il pouvait encore y avoir de velléité critique dans le post-modernisme— toute dimension critique, s’appliquant sans relâche à faire passer toute visée critique pour réactive.
Comment se construire ?
« Comment se construire une identité méditerranéenne ».
Jean-Claude Moineau
Pourquoi La Méditerranée ?
Sans doute la Méditerranée a-t-elle constitué historiquement pendant longtemps un pôle important, ce que Fernand Braudel1 a appelé l’ « économie-monde méditerranéenne ». Notion d’ « économie monde » utilisée tant par Fernand Braudel que par Immanuel Wallerstein2, quelles que soient les petites différences qu’il peut y avoir entre les deux, mais qui ne s’identifie en aucune sorte pour autant à une économie mondiale, l’économe n’étant pas alors mondialisée, pas plus que l’art ou la culture. Une économe-monde ne met jamais en jeu qu’un fragment de l’univers, un morceau de la planète, économiquement autonome (un peu à la façon de ce que, sur le plan culturel, sera le fragment-hérisson du romantisme d’Iéna), capable pour l’essentiel de se suffire à lui-même, et auquel ses liaisons et échanges intérieurs confère une certaine unité « organique ».
L'art à l'ère de la globalisation
Jean-Claude Moineau
Rien, sans doute, ne saurait désormais échapper à la globalisation, l’art pas plus que le reste. Il n’y a pas de reste. La globalisation est en effet globale. Le monde de l’art au sens d’Howard Becker est désormais effectivement mondial, même si l’art n’a bien entendu pas attendu l’époque actuelle pour s’internationaliser, si l’art a toujours eu vocation internationale. Ce qui pose, en art comme ailleurs, la question de la pertinence du concept de globalisation, si concept il y a : concept, pseudo-concept, ou « concept spontané » ? Comme toujours, en matière historique, continuité ou discontinuité ?



